Do you speak français ?

Par je ne sais quelle opération mystérieuse, un jour, une robe est apparue sur mon fil Instagram. Sûrement une proposition automatique de l’intelligence artificielle basée sur un obscur et effrayant logarithme. Toujours est il que les probabilités ont vu juste et que j’ai cliqué sur le post pour voir d’où venait la jolie robe…

La barrière de la langue

Ahhhh c’est un patron, cool je vais pouvoir la faire. Ahhhh (mais pas le même Ahhhh) c’est une marque allemande. Ahhhh (la variété d’interprétation du Ahhhh n’empêche… on frôle l’Oscar là) ce n’est pas traduit, ni en anglais, ni en français… Ahhhh (et je suis sûre que vous voyez duquel je parle)… dilemme.

Autant j’ai une vraie affinité avec l’anglais depuis mon plus jeune âge, autant avec l’allemand c’est plus compliqué. Pourtant j’adore les langues, les cultures étrangères, traduire, comprendre, lire, échanger… Mais des rencontres assez peu concluantes avec mes profs d’allemand ont eu raison de ma motivation.

D’ailleurs quand je vois mes collègues d’allemand actuelles je regrette de ne plus être une collégienne ou lycéenne pour reprendre avec les bases tellement ce qu’elles proposent aux élèves est attrayant et à 1000 lieues de ce que j’ai pu connaître. Pour l’anecdote ma prof d’allemand de prepa nous rassurait en nous rendant nos versions, affirmant qu’elle noterai bien 0/20 sur nos bulletins au lieu des -24 ou -36 notés sur la copie… sic…

Bref tout ça pour dire qu’il fallait que le coup de cœur soit fort pour que malgré tout je clique sur « kaufen » (acheter vous l’aurez compris… comme quoi on progresse vite) et que je décide de me lancer dans la couture de cette marque inconnue dans une langue quasi inconnue.

A l’instinct…

Après cette longue introduction (j’entends vos Ahhhh de soulagement), j’entre dans le vif du sujet. La marque en question c’est Schnittduett le duo couture je dirai – le patron Cocoon (chemise et robe-chemise).

La marque est très jolie je trouve, les patrons sont sobres, quotidiens, casuals, tout comme j’aime. Les créatrices posent elles-mêmes avec leurs modèles avec beaucoup de fraicheur.

Cocoon est donc un patron de chemise ou robe chemise simple et enveloppante. Les manches kimono sont proposées en 3 longueurs (courtes, 3/4 et longues) et la coupe est droite en apparence légèrement boule en fait grâce à un empiècement arrondi au dos.

Quand on a déjà cousu des chemises, nul besoin de suivre un pas à pas. On reconnaît les pièces et le montage illustré par des photos est vraiment simple. J’ai quand même usé du dictionnaire pour chercher les marges de couture et si il y avait des points de construction particuliers. Si cela vous intéresse voici les infos clés: marges de couture 1cm, coutures anglaises sur l’empiècement dos, côtés et épaules 1.5cm de marge et patte de boutonnage 3.5cm. Il existe également un vidéo sur montage réalisée par la marque sur Youtube, en allemand toujours mais avec un visuel du coup.

Mes versions

Mes deux versions ont été réalisées en taille 38 conformément au tableau des mesures (différent des marques françaises où je fais plutôt un 40). C’est une coupe largement oversize je suis donc parfaitement à l’aise dedans. Je n’ai effectué aucune modification d’ajustement ou de longueur.

Les deux robes ont été réalisées en double gaze. La première je ne sais plus d’où elle vient mais c’est la marque Rico design. La seconde c’est une double gaze lisse de la nouvelle collection Collection Singulière par Cousette. Cette double gaze écrue n’est absolument pas transparente malgré son coloris crème et est d’une douceur incroyable. D’ailleurs si les marchands de tissu voulaient bien lancer un production de double gaze lisse dans toutes les couleurs ce serait le bonheur ! J’adore la double gaze et je vous avoue que lisse plutôt que froissée c’est vraiment le top.

Et au final ?

Ce sont des robes tout confort et tout-terrain dans cette matière. Légères, amples, avec des poches, tout ce que j’aime. Le devant est plus court que le dos légèrement arrondi façon liquette pour pouvoir jouer au jokari sans crainte de dévoiler vos dessous. J’envisage de faire une 3e version en tencel pour quelque chose de plus fluide et peut-être du coup plus habillé.

Quant à la version chemise, elle est faite, mais il faudra patienter un peu avant de la découvrir sur le blog.

Encore un grand grand merci à mon amie Amélie pour sa patience et ses photos !

Ni tout à fait la même…

Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, voici ma seconde version de la robe Naïs. Pour découvrir, si ce n’est pas déjà fait, la première version et l’article qui l’accompagne c’est par ici.

Pour cette réalisation j’ai opté à nouveau pour un pied de col simple et des manches courtes. Le tissu est un crêpe de viscose couleur Tabacco acheté chez Cousette. Comme tous les crêpes de viscose il froisse un peu mais il est d’une douceur incroyable. Les petits boutons viennent de chez Atelier Brunette.

Je suis sincèrement conquise par ce patron. Le tissu étant plus fin les fronces sont un peu moins volumineuses mais je reste sous le charme de sa simplicité et de son efficacité.

Les photos sont d’Amélie, d’une patience et d’un enthousiasme à toute épreuve !

Mets un pull, j’ai froid…

Quand on allait jouer dehors sans manteau, qu’on jouait en t-shirt dans l’appartement, lors des promenades les soirs d’été ou comme ça tout simplement quand elle était traversée d’un petit frisson, ma grand-mère nous disait souvent : « mets un pull, j’ai froid »…  J’adore cette petite phrase à la fois bienveillante et pleine de contradictions.

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Les fruits des bois

Ils ont cette jolie particularité d’être un peu sauvages et pourtant si familiers. On connaît leur goût par cœur mais en trouver intacts, en secret, bien cachés à l’abri des feuilles éparses d’une clairière et c’est le plaisir de la surprise associé à celui de savourer  la saveur sucrée de ces petits cadeaux de la nature. Belle excuse que de parler des fruits des bois pour vous présenter la viscose « sous-bois blush » de Cousette ! Et de la même manière qu’un « coin à mûres » ne se transmet qu’aux personnes de confiance, je vous dévoile aujourd’hui quelques indiscrétions sur les coulisses de la création des tissus Cousette. Vous me suivez ?

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Rouge Françoise

Avec ma première veste Françoise (République du Chiffon) c’était un peu le tourbillon de la vie : On s’est connu, on s’est reconnu, on s’est perdu de vue, on s’est r’perdu d’vue, on s’est retrouvé, on s’est réchauffé… La faute à un tissu qui s’effiloche, à une doublure récalcitrante… Mais une fois terminée, je ne l’ai plus quittée (contrairement à ce que dit la chanson) et très vite j’ai eu envie de lui faire une petite sœur. L’article d’Alice sur sa Françoise façon Des Petits Hauts est arrivé à point nommé !

Françoise 1

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