Dialogue interne et sirop de menthe

Clairement parfois tout ne s’explique pas… Moi qui suis très attachée à la « garde-robe responsable », qui depuis quelques temps privilégie les tons neutres et les unis dans mes choix, qui vante le mérite du basique au quotidien… Et bien là je ne sais pas ce qui m’a pris… Exit rouille, noir, camel et blanc cassé, je me suis lâchée sur un vert bien lumineux, bien flashy… Retour sur ce joli craquage.

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L’envie d’avoir envie

Si je vous dis qu’au mois de février je passe souvent par une phase de vide, de panne d’inspiration, de baisse de motivation, vous voyez ce que je veux dire ? A l’enthousiasme pour les couleurs d’automne, le plaisir de remettre ses bottes, la frénésie des fêtes de fin d’année, succède le manque de lumière, la lassitude du gris et du froid…  Pourtant je vous assure que sur le papier les projets ne manquent pas… il me manque juste, comme disait feu Johnny, l’envie d’avoir envie…

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Mets un pull, j’ai froid…

Quand on allait jouer dehors sans manteau, qu’on jouait en t-shirt dans l’appartement, lors des promenades les soirs d’été ou comme ça tout simplement quand elle était traversée d’un petit frisson, ma grand-mère nous disait souvent : « mets un pull, j’ai froid »…  J’adore cette petite phrase à la fois bienveillante et pleine de contradictions.

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Balade sur la Croisette

Emblématique promenade cannoise, elle évoque les starlettes, les marches, le festival…(« Cannes, le festival, vous connaissez ? »… Amateurs de la Cité de la peur, je n’ai pas pu m’en empêcher). C’est aussi le nom d’une petite robe création Cousette pour sa marque Singulière. Mais vous me connaissez… La couture est toujours prétexte à une anecdote culture !

Croisette : La promenade

Alors d’où ça vient ce nom Croisette… Non parce que sur la robe on voit bien… Deux pans croisés… on pige le truc. Mais alors la Croisette de Cannes… c’est globalement une ligne droite… Et bien chers amis c’est parce qu’ici « croisette » n’est pas lié à un quelconque croisement mais à une croix ! Hun Hun Hun Hun (bruit suspens, enfin vous voyez quoi).

En effet, au XVIIe siècle, Cannes était reliée à un fort ayant pour but de protéger les côtes méditerranéennes française, et répondant au nom charmant de « Fort de la Croix ». Logiquement, le chemin menant de la ville au fort a pris l’appellation « chemin de la petite croix » qui deviendra quelques siècles plus tard « la Croisette ».

Alors alors qui va impressionner tonton Jacky entre le fromage et le dessert dimanche prochain ? Et peut-être même que pour impressionner aussi tata Mireille vous brillerez par votre savoir sur la Croisette dans une sublime robe éponyme !

Croisette : La robe

Cette robe je l’ai repérée cet été, quand Cousette a sorti un version fraîche et légère dans une viscose au motif végétal sur fond crème. J’ai aimé sa coupe cache-cœur boutonné et surtout les fronces au dos. A mi-chemin entre une robe tailleur (côté pile) et une robe pique-nique (côté face). Une vraie réussite stylistique.

Le montage en lui même est assez astucieux mais techniquement abordable :

  • Pas d’élastique à la taille mais une pince joliment finie à l’intérieur par une bande de propreté.
  • Une parmenture très large qui tient bien en place.
  • Attention à bien bien noter les repères de placement des boutons sur l’endroit du tissu pour éviter d’être embêté une fois le vêtement monté et risquer un décalage disgracieux.

Croisette, ma Croisette

Pour cette version :

  • J’ai choisi ma taille habituelle chez Cousette. Impeccable. C’est un marque à laquelle je suis très attachée et qui a toute ma confiance.
  • Le tissu est une viscose Singulière par Cousette, il m’a été offert par la marque. Ce qui n’enlève rien à la sincérité de mon avis.

Précisions réalisation :

  • Je me suis un peu emballée en découvrant les explications… que j’ai, je l’avoue, lues en diagonale. J’ai donc commis une petite erreur. Le haut du corsage devrait être lui aussi froncé et donc la robe légèrement plus cintrée.
  • J’ai choisi des boutons à recouvrir. En allant les chercher j’ai beaucoup râlé car chez Mondial Tissu ils n’avaient que ceux de la marque Bohin, assez onéreux. Et bien plus jamais je n’en rachèterai d’autres ! L’outil qu’ils fournissent avec est juste génial, pas de fil de fronce à passer, pas de mini plis à écraser, défaire, ré-écraser (ça sent le vécu). Un rond de tissu, un passage dans l’outil et zou, le bouton est juste impeccable !

NB: Petite astuce, vous pouvez amidonner légèrement vos ronds de tissu avant de monter les boutons à recouvrir pour encore plus de facilité et de netteté.

Je trouve cette robe à la fois seyante et originale. La large croisure permet un maintient bien en place du décolleté. On est de fait parfaitement à l’aide dedans. Je l’affectionne particulièrement avec une petite veste en jean mais j’ai vu que Cousette avait publié un pas-à-pas pour offrir à Croisette une paire de manches longues. Çà se tente !

Jolis détails

Mira… At last !

C’est un modèle iconique du magazine Fibre Mood. Après avoir lorgné sur des versions toutes plus jolies les unes que les autres, j’ai profité du téléchargement gratuit offert par la marque pendant le 1er confinement pour enfin me projeter dans cette robe… J’ai nommé Mira !

Les raisons d’un succès

Une allure simplissime : Un corsage sans pinces, une fente au dos, 2 basques, emballez c’est pesé. Un look intemporel et tendance à la fois avec cette coupe vue chez plusieurs marques de prêt-à-porter à succès. Un potentiel fou quand on pense à varier les longueurs, les manches, la veste qui va aller avec etc.

Oser adapter

Pourtant je vous le disais j’ai mis du temps à oser coudre Mira pour moi… Attirée par son côté aérien mais refrénée par la peur de l’effet parachute.

A force de coudre on apprend à connaître son corps, ce qui nous va et comment adapter un patron pour qu’il s’harmonise au mieux avec notre silhouette. Voici donc les petites modifs opérées sur Mira pour la rendre moi-même compatible.

Au niveau du corsage :

  • Encolure creusée de 2cm et dos coupé au pli,
  • Finition d’encolure avec une bande de propreté.
  • Taille descendue de 8 cm.

Au niveau des basques :

  • Chaque basque a été raccourcie de 3cm pour ajuster la longueur forcément abaissée avec un corsage rallongé.

Et voilà c’est tout et ça en valait vraiment la peine car je suis complètement sous le charme de cette robe. J’ai envie de la multiplier, en noir forcément, avec un autre tissu à motif (j’ai repéré de jolies petites choses chez Un chat sur un fil et Cousette), et une boutonnée tout du long devant.

Autres précisions sur cette version :

  • J’ai pris la taille 40, je pense qu’un 38 aurait suffit. Si vous êtes entre deux tailles vous pouvez descendre.
  • Le tissu Mind the maker est une viscose de la dernière collection Meter Meter.

Le coupon m’a été offert par la marque mais je me demande si c’est vraiment un cadeau… La qualité est dingue, la couleur profonde et lumineuse, le tombé parfait. Il y a un petit côté « loup dans la bergerie » ou « Sophie, la crème et le pain chaud »… J’y ai goûté et j’en veux encore… Alors c’est vrai qu’a priori c’est pas donné mais après plusieurs lavages (je dois en être à 5 ou 6 pour cette robe que je ne quitte plus) elle n’a absolument pas bougé !

Je viens aussi de découvrir qu’il vendent des petites étiquettes trop mignonnes. Si vous me suivez sur Instagram vous savez que j’en suis friande !

En dehors de la double basque à froncer et à assembler qui demande un peu de temps (et de courage parce que quand même c’est pas l’étape la plus fun) Mira est un régal à coudre. En tous cas je suis folle du rendu, avec une veste en jean ou une veste tailleur voire un gros gilet. Avec des bottes ou des baskets. Avec une petite broche qui brille ou de gros bracelets (ceux-ci viennent d’Emmaüs Dijon). Je la vois dans tous les styles et dans tous les tissus… Ça vous fait ça aussi quand vous avec un coup de cœur ?

Joli détails

Petite fille Saaj

Je ne sais pas si vous aimez Pinterest… Moi j’adore ! Cuisine, déco, plantes vertes, dessin, broderie, scarabées, Frida Kahlo et forcément couture… Tout y passe. D’épingle en épingle je butine les idées, j’y trouve inspiration, excitation… Pinterest, le nid de mes lubies.

Pourquoi c’est sans fin ? Parce que la bête propose, on dispose et elle repropose… En fonction de ce que j’ai aimé apparaissent sur mon écran ce qui serait susceptible de me plaire. Parfois Le réseau social passe complètement à côté (genre un selfie Kim Kardashian en tenue de sport, comprends pas) mais parfois il touche en plein dans le mille!

Ange ou démon ?

C’est ce qui est arrivé récemment avec une blouse rouge brique de la marque Saaj. Je ne connaissais pas cette marque, je ne suis pas forcément une accro du Sezane-like, Balzac-like tellement en vogue mais là mon cœur a fait boom et ma tête a fait tilt !

Et là vous les voyez les deux personnages au-dessus de moi ? L’ange et le démon ? Celui qui dit : « Ce n’est pas pour toi Perrine, des épaules à volants ? Avec une poitrine hum… généreuse ? Passe ton chemin »… Et celui qui dit : « Le tissu c’est une double gaze, pas cher. Le patron ? Regarde la nouveauté Joli Lab, la blouse Olivia, heureuse coïncidence non ? »… Lequel a dit quoi… Je vous laisse deviner… Toujours que je l’ai ma blouse de petite fille Saaj !

Hello Olivia !

Olivia c’est donc un patron Joli Lab, une blouse simple en apparence mais agrémentées de volants aux épaules très tendance. Plusieurs designs de volants sont proposés dans le patron. Le patron Olivia a été lancé avec l’abonnement box de la marque mais il est aussi en vente seul sur leur site.

Cette première version :

  • Ma taille habituelle, parfaite, avec Joli Lab j’étais en confiance. J’ai déjà cousu leur blouse Cherry Blossom également très bien coupée.
  • Une double gaze brique achetée chez Bennytex. J’espérais la couleur plus foncée et un peu plus profonde mais finalement je trouve qu’elle rend bien, elle est assez lumineuse.
  • Sur les deux finitions de manche proposées, j’ai choisi les manches volantées.

Astuce : Pour de jolies fronces obtenues avec un élastique je prends cet élastique transparent : Framilastic. Hyper extensible, très souple et résistant il s’étire parfaitement et permet un rendu impeccable obtenu avec facilité. Remarque non sponsorisée, c’est juste mon avis personnel.

Côté technique :

  • Livret hyper clair au design soigné.
  • De nombreux repères à bien reporter sur les pièces en tissu pour un tombé des empiècements au cordo.
  • Un montage simple qui rend cette blouse accessible (classée difficulté 2/5 par la marque).

Côté style :

  • Pour être honnête j’ai été très emballée puis j’ai douté… peur de ressembler à Goldorak, de ne pas me sentir à l’aise et en fait non pas du tout… La ligne du modèle est très équilibrée.
  • Suivant le rendu plus ou moins prononcé des volants que vous désirez, visez un viscose pour la discrétion et la légèreté, une double gaze pour un effet plus vaporeux.
  • Je la porte principalement avec un jean, j’aime beaucoup l’association de couleur avec mon jean noir justement… Rouge, noir… Un petit côté Stendhal ou Jeanne Mas, la coiffure en moins…

Et maintenant ? Il m’en faut une noire, il m’en faut une noire« Perrine, t’en a déjà plein des robes noires, des tops noirs »… « Mais le noir ça va avec tout, ça te va bien, et avec une broche qui brille ou ta collec de boucles d’oreille c’est canon! »… pendant que je vais chercher ma carte bleue… Je vous laisse deviner qui a dit quoi…

Jolis détails

La pépite

En règle générale je suis plutôt patrons indépendants que magazines couture. J’ai bien sûr quelques Burda, Ottobre et autres maison Victor dans ma patronthèque mais parce qu’ils sont plus jolis, plus faciles à reporter, ce sont les pochettes et les PDF qui ont ma préférence.

In the mood for Fibre Mood

Avec Fibre Mood les choses sont un peu différentes… mais peut-être parce que ce magazine est lui même différent. Plus qu’un mag couture, Fibre Mood est attaché à créer et entretenir une communauté couture cosmopolite, par des partages (les fameuses Link party), par des promos hyper avantageuses sur leurs patrons PDF et par une grande ouverture d’esprit.

En effet, quelques semaines avant le lancement d’un nouveau numéro, Fibre Mood offre à quelques couturières la possibilité de coudre un (et un seul) modèle à sortir. N’étant pas dans les coulisses je ne sais pas concrètement comment ça se passe mais ce que je constate c’est que l’opportunité est offerte à des filles très différentes, indépendamment du nombre de followers… Je trouve l’idée super (et personnellement recevoir un patron ne m’empêche pas d’acheter le magazine).

Tout ça pour dire que cette fois-ci (ce n’est pas systématique) j’ai choisi un modèle du numéro 12, un coup de cœur immédiat. Je me suis sentie comme un chercheur d’or qui passe et repasse le sable dans son tamis et tombe sur la pépite tant espérée. Ma pépite s’appelle Feliz.

Pépite de la joie

Elle a tout de que j’aime cette robe :

  • Un corsage d’inspiration chemise : pied de col, boutonnage, des poches plaquées et des manches longues avec patte pour maintenir le revers.
  • Des poches ! De grandes poches !
  • Une jupe simple froncée dont la longueur est facile à ajuster.

Ma réalisation :

  • J’ai choisi une taille 40, le corsage est assez ajusté, fiez-vous en priorité à votre tour de poitrine.
  • Pour cette première version hivernale j’ai raccourci la basque pour en faire une robe courte. Nul doute que je ferai une version midi par la suite (les versions de Pauline et Barbara sont tellement belles).
  • Le tissu est une viscose fine dénichée par mon amie Manue. J’ai doublée la jupe car seule elle était un peu transparente.
  • Les boutons viennent de chez Un chat sur un fil.

Côté technique ?

  • La pose des poches plaquées est toujours une étape pour laquelle il faut accepter de prendre son temps. Un léger amidonnage et un bâti à la main avant de piquer sont pour moi les clés pour un positionnement et une surpiqure impeccable.
  • Le col en 3 morceaux m’a un peu destabilisée au départ. Ici aussi, un soupçon d’amidon et un bon bâti facilitent le travail.

Astuces : Pour de jolies surpiqûres on peut légèrement allonger le point, et pour un pied de col impeccable, on commence par le milieu vers les extrémités (vidéo sur mon compte Instagram en story permanente).

What else ?

Les petits plus Fibre Mood :

  • Des patrons PDF disponible dans une très large variété de tailles, à imprimer avec calques (vous pouvez sélectionner uniquement votre taille), avec ou sans marge de couture.
  • Des repères droite/gauche sur les schémas des explications. C’est un détail mais au moins on ne se prend pas la tête pour savoir si c’est droite vêtement porté ou vêtement face à soi.
  • Un stylisme travaillé et original qui aide à projeter le modèle sur différentes morphologies avec différentes matières (sur le site on retrouve aussi de supers conseils style, morpho etc.).

La robe Feliz porte vraiment bien son nom, elle me comble de joie ! Cette version hivernale noire et dorée s’accorde très bien avec une veste en jean pour tous les jours mais sera aussi parfaite pour les fêtes de fin d’année.

J’ai bien envie d’en refaire avec la longueur d’origine, unie probablement ou avec un motif assez dense pour mettre la coupe en valeur. A porter avec des baskets… Oui complètement… Allez je m’y mets !

Joli détail