In love with Reeta

Le jour où on a pris les photos était une superbe journée d’avril. Entre des semaines de pluie non-stop, une journée merveilleuse, ensoleillée. Avec mon amie Amélie nous sommes allées au lac. Désert, sans personne, avec pour seules observatrices deux ou trois poules d’eau un peu farouches.

Avec l’eau transparente, la chaleur et le ponton on se serait presque crues dans les îles, et on en a bien profité. Je vous avoue que j’affectionne particulièrement cette série de photo tant parce qu’elle permet de partager avec vous mon coup de cœur pour la robe Reeta mais aussi parce que c’était un joli moment entre fous rires et complicité.

Reeta c’est une robe longue de la marque Named qui se caractérise par :

  • Un corsage à col tailleur
  • Un boutonnage sur toute la longueur de la robe
  • Une taille resserrée par un lien et une coulisse
  • Une fente sur les côtés

La version que j’ai réalisée ici a été cousue dans une viscose Mondial Tissu, dans ma taille habituelle avec pour seule modification une taille descendue de 2-3 cm pour coller au mieux à ma morphologie (à force on finit par bien se connaître soi-même). J’ai changé les poches aussi. Elles sont simples et non à soufflet. En ce qui me concerne nul besoin d’ajouter du volume à ce niveau là…

La robe est très sympa à coudre, avec un peu de technique au niveau du col notamment. Elle demande aussi patience et minutie entre le repassage de la parementure, la pose de la coulisse, la réalisation du cordon. Mais je dois dire qu’après avoir cousu plusieurs petits tops basiques j’étais contente de me frotter à un peu plus de difficulté.

Le rendu est vraiment à mon goût alliant confort et légèreté, canon avec des sandales ou des baskets. J’aimerai en faire une 2e mais cette version me plaît tellement que je peine à trouver le tissu pour la nouvelle… J’attends l’illumination ! Ca vous fait ça aussi, les flashs patrons/tissus ?

Combinaison de combinaisons

Imaginer, s’inspirer, épingler, chercher, dessiner, tester, oser… Voilà ce que j’aime avec les patrons d’Ivanne, à partir de formes de base on combine et on obtient tout pile le vêtement dont on rêvait.

A la carte !

Depuis un moment déjà je cherchais un patron coup de cœur pour me coudre une nouvelle combi. L’été dernier j’ai été séduite par le patron Jolie Môme et pour ce printemps (« printemps ??? non je ne vois pas de quoi vous parlez madame ») j’avais envie d’une combi avec haut chemise. Après moult recherches sur les sites de patrons et de marques de prêt-à-porter l’évidence a fini par s’imposer… Cette combi dont je rêve, je vais devoir la créer moi-même.

Alors concernant le modélisme je n’ai ni la patience ni les compétences, j’avais déjà le patron de la chemise Vitamine (si cela vous tente une de mes réalisations est ici et une autre ), j’ai donc acheté le patron Saïki pour aller avec.

En effet, Ivanne a conçu ce patron de pantalon avec 3 bases dont une spécialement dessinée pour être combinée à son patron de caraco (Calcium) et à son patron de chemise (Vitamine). Cette même base est déclinée en 3 formes: short, pantalon large et pantalon droit. De quoi laisser libre-cours à toutes ses idées, à toutes ses envies !

La combinaison de ma combinaison

Pour être très pragamatique (et si vous êtes ici j’imagine que cela vous intéresse), voici la combinaison de ma combinaison:

  • Chemise Vitamine manches courtes, sans pli d’aisance au dos, pied de col simple, taille 40.
  • Pantalon Saïki coupe large taille 40, poches italiennes et ceinture.

En termes de réalisation on est sur du bonheur en barre. Et je vous le dis en toute sincérité, ce post n’étant pas sponsorisé, j’ai acheté mon patron avec mon argent de poche. Quand Ivanne dit que le pantalon a été conçu pour s’associer sans difficulté à la chemise et ben… c’est vrai. Le seul « travail » à faire est de dessiner la ligne de découpe au bas de la chemise (et toutes les indications de mesure étant données, on est quand même loin du calcul de la trajectoire de l’ISS). Le montage est vraiment simple et pour ma part sans fermeture éclair sur le côté.

Le seul petit bémol si je veux être totalement honnête va sur la forme évasée que j’ai trouvé un peu trop patte d’eph’ à mon goût (et je dis bien à mon goût). Je voulais une jambe large mais droite une peu comme celle de ma combi Jolie môme. J’ai donc repris la forme de la jambe pour la « droitiser » tout en gardant la largeur, mais pour que ce soit encore plus à mon goût la prochaine fois, je travaillerai directement sur mon patron ou j’opterai pour la version jambe droite.

Côté tissu je me suis tournée vers une viscose twill Stragier. J’ai craqué sur ce motif décliné en plusieurs couleurs. Pour une combi le fond noir m’a paru plus raisonnable au sens où je sais que je la porterai vraiment et pas juste pour une série de jolies photos. Une façon de combiner mon envie de vêtements légers avec un temps qui joue aux 50 nuances de gris.

On ne les voit pas bien sur la photo mais les boutons de la chemise viennent de chez Lise Tailor. Il s’agit du modèle Pâquerette que j’avais commandé en noir et en blanc. Ils sont parfaits et ajoutent la dose idéale de jolis détails.

La bonne combinaison

Avec ma petite correction au niveau de la jambe je l’adore ma combi. Ni trop large ni trop ajustée, elle est à la fois confortable et quotidienne. Elle s’associe parfaitement avec mes accessoires basiques préférés: baskets blanches, sabots suédois, veste en jean, panier… La ceinture est peut-être un poil courte, il faudra rajouter quelques cm la prochaine fois, mais franchement je suis ravie d’avoir pu concrétiser ce que j’avais en tête depuis un bon moment. ce que j’aimerai maintenant c’est une version compatible avec le Trop-top… Ivanne si tu passes par ici…

Et vous, vous aimez ce type de patrons qui permet de construire son propre projet?

Celle qui montrait sa culotte

Alors oui oui le titre est racoleur mais vous verrez quand même ma culotte… enfin sans mes fesses dedans…

Crédit photo Artesane

Il y a quelques semaines Artesane m’a proposé de suivre le cours et de coudre le coffret « Culotte menstruelle ». La lingerie j’ai jamais fait… autant l’avouer je préfère crâner avec mes jolies robes. Mais le sujet ici m’a autant interpellée qu’intriguée. Comme beaucoup d’entre nous je suis à la fois sensible aux sujets de la précarité menstruelle et de la gestion des déchets. Forte de mes expériences précédentes avec Artesane je me suis dit que c’était non seulement un très beau cadeau que ce partenariat mais également l’occasion de me lancer dans la couture de ce projet original, utile et non moins ravissant.

NDLR: N’étant pas très bonne photographe vous constaterez que j’ai emprunté quelques photos à Artesane afin que vous vous rendiez compte de la façon dont les modèle tombent portés.

Les ciseaux que vous apercevez sur certaines photos sont des ciseaux Rascol. Il s’agit d’une lame japonaise d’une qualité incroyable. La découpe est nette et douce, un vrai bonheur de couturière.

Enfin la couronne de fleurs stabilisées qui apparaît aussi sur les photos est une création lumineuse et délicate de la toute jeune marque Atelier Jamacy.

LE COFFRET ET LE COURS

Ce coffret génial se présente sous la forme d’un pochon en toile, rehaussé d’une illustration Marie-Gabrielle Berland, la DA d’Artesane. A l’intérieur, tout le nécessaire pour coudre 2 culottes menstruelles: les tissus techniques, la dentelle, le biais, le patron.

Crédit photo Artesane

3 modèles de culottes sont proposés sur la planche de patrons: un slip, une culotte et une culotte taille haute plutôt conçue pour la nuit (en bonus). Le coloris unique est noir mais on a la possibilité de jouer sur les matières avec le coupon de résille inclus dans le coffret.

Crédit photo Artesane

En ce qui concerne le cours il est animé par Charlotte Jaubert, la spécialiste lingerie et maillot de bain d’Artesane. Je n’avais jamais suivi les cours de Charlotte, c’était donc une découverte.

Ce que j’ai apprécié dans le cours:

  • Le ton dynamique et la diction claire de Charlotte (déformation professionnelle je suis plutôt dure en affaire à ce niveau là, et franchement c’est très agréable à écouter/regarder).
  • La précision des informations apportées dans le cours: les tissus techniques sont présentés un par un et dans le détail, la démarche et les tests pour patronner et choisir les matières de la culotte menstruelle sont développés, plusieurs méthodes de finition sont proposées en fonction de la machine dont vous disposez.
  • Charlotte réalise devant la camera son modèle de culotte et comme dans toute réalisation il y a parfois quelques petites embûches. J’ai vraiment adoré le ton décomplexant, la façon d’exploiter les petits ratages pour revenir sur les réglages, la tension des fils etc…

La mission clé en main est parfaitement remplie que ce soit en termes de fournitures que de pas-à-pas. J’ai cousu, j’ai appris et j’adore ça !

MA CULOTTE

Pour ma première réalisation j’ai choisi la culotte (moins échancrée que le slip) avec l’empiècement résille sur les côtés et la jolie dentelle. Alors oui elle a quelques petites imperfections, c’était ma toute première, mais franchement je m’attendais à quelques de beaucoup plus compliqué.

J’ai choisi de tout monter à la surjeteuse et au point zig-zag (je n’aime vraiment pas l’aiguille double… ou c’est elle qui ne m’aime pas d’ailleurs). La finition est parfaitement à mon goût. Tout a été pensé pour que les différentes couches qui constituent le fond de culotte tiennent bien ensemble sans couture disgracieuse apparente.

Question taille j’ai cousu un 40, ma taille habituelle. Elle est parfaitement ajustée, l’élastique tient sans serrer. Le test in situ s’est avéré concluant. J’ai réservé le port de la culotte au début et à la fin des règles pour des questions de confiance par rapport à mon flux, aucun désagrément à signaler. Le lycra sèche très vite en plus.

Je suis très emballée par cette expérience et j’avais hâte de la partager avec vous. C’est un petit investissement mais on parle durabilité et bases à réinvestir. En effet, il me tarde de renouveler l’expérience avec de jolis jerseys imprimés d’autant que l’on commence à trouver les tissus techniques plus facilement avec les grandes enseignes comme Mondial tissus par exemple.

Et vous, cousez-vous votre lingerie ? Tentées par l’aventure culotte menstruelle ? Je serai ravie d’avoir votre avis et vos retours d’expérience.

In and out

Avec ces confinements, couvre-feux et autres réjouissances il y a vraiment des jours où on pas envie de s’habiller. Loin de moi l’idée de vous parler naturisme mais plus tendance in and out et vêtements que l’on porte aussi bien dedans que dehors. J’avais déjà adoré le livre de la marque Slow Sunday Homewear et plus récemment je suis tombée sous le charme du ebook Mes essentiels de la marque Aime comme Marie (vous pourrez retrouver un article ici et d’autres versions sur mon compte Instagram).

Nombre de marques de prêt-à-porter jouent aussi à ce petit jeu de la tenue douce et confortable qui ne fait pas « plouc » quand on doit sortir. Exit le vieux legging gris et son t-shirt Bisounours, on ose les jolis tissus même pour rester à la maison.

J’ai donc récidivé avec un ensemble short/teesh Mes essentiels Aime comme Marie avec cette fois-ci un French Terry Atelier Brunette.

Le French Terry est une maille souple et douce, idéale pour les vêtements décontractés. Celui-ci est fin mais douillet grâce à son envers gratté. Le motif porte le nom délicat de Neroli et est à lui seul un appel au bien-être. Sur fond bleu nuit, des oranges abstraites teintées de rose et de brique évoquent la Méditerranée tout en étant en accord avec l’univers Atelier Brunette.

Néroli c’est l’autre nom de la fleur d’oranger, notamment quand on extrait son essence. Cette fleur blanche aux feuilles toujours vertes, dont le parfum est aussi envoutant qu’apaisant est symbole d’amour pour la vie. Zeus en aurait en effet offert à Héra lors de leur mariage.

Ce petit ensemble est ainsi parfait pour la maison, le top s’associe très bien avec un jean ou short en jean, le bas est le compagnon idéal de n’importe quel t-shirt. Dedans ou dehors, In or out…

Do you speak français ?

Par je ne sais quelle opération mystérieuse, un jour, une robe est apparue sur mon fil Instagram. Sûrement une proposition automatique de l’intelligence artificielle basée sur un obscur et effrayant logarithme. Toujours est il que les probabilités ont vu juste et que j’ai cliqué sur le post pour voir d’où venait la jolie robe…

La barrière de la langue

Ahhhh c’est un patron, cool je vais pouvoir la faire. Ahhhh (mais pas le même Ahhhh) c’est une marque allemande. Ahhhh (la variété d’interprétation du Ahhhh n’empêche… on frôle l’Oscar là) ce n’est pas traduit, ni en anglais, ni en français… Ahhhh (et je suis sûre que vous voyez duquel je parle)… dilemme.

Autant j’ai une vraie affinité avec l’anglais depuis mon plus jeune âge, autant avec l’allemand c’est plus compliqué. Pourtant j’adore les langues, les cultures étrangères, traduire, comprendre, lire, échanger… Mais des rencontres assez peu concluantes avec mes profs d’allemand ont eu raison de ma motivation.

D’ailleurs quand je vois mes collègues d’allemand actuelles je regrette de ne plus être une collégienne ou lycéenne pour reprendre avec les bases tellement ce qu’elles proposent aux élèves est attrayant et à 1000 lieues de ce que j’ai pu connaître. Pour l’anecdote ma prof d’allemand de prepa nous rassurait en nous rendant nos versions, affirmant qu’elle noterai bien 0/20 sur nos bulletins au lieu des -24 ou -36 notés sur la copie… sic…

Bref tout ça pour dire qu’il fallait que le coup de cœur soit fort pour que malgré tout je clique sur « kaufen » (acheter vous l’aurez compris… comme quoi on progresse vite) et que je décide de me lancer dans la couture de cette marque inconnue dans une langue quasi inconnue.

A l’instinct…

Après cette longue introduction (j’entends vos Ahhhh de soulagement), j’entre dans le vif du sujet. La marque en question c’est Schnittduett le duo couture je dirai – le patron Cocoon (chemise et robe-chemise).

La marque est très jolie je trouve, les patrons sont sobres, quotidiens, casuals, tout comme j’aime. Les créatrices posent elles-mêmes avec leurs modèles avec beaucoup de fraicheur.

Cocoon est donc un patron de chemise ou robe chemise simple et enveloppante. Les manches kimono sont proposées en 3 longueurs (courtes, 3/4 et longues) et la coupe est droite en apparence légèrement boule en fait grâce à un empiècement arrondi au dos.

Quand on a déjà cousu des chemises, nul besoin de suivre un pas à pas. On reconnaît les pièces et le montage illustré par des photos est vraiment simple. J’ai quand même usé du dictionnaire pour chercher les marges de couture et si il y avait des points de construction particuliers. Si cela vous intéresse voici les infos clés: marges de couture 1cm, coutures anglaises sur l’empiècement dos, côtés et épaules 1.5cm de marge et patte de boutonnage 3.5cm. Il existe également un vidéo sur montage réalisée par la marque sur Youtube, en allemand toujours mais avec un visuel du coup.

Mes versions

Mes deux versions ont été réalisées en taille 38 conformément au tableau des mesures (différent des marques françaises où je fais plutôt un 40). C’est une coupe largement oversize je suis donc parfaitement à l’aise dedans. Je n’ai effectué aucune modification d’ajustement ou de longueur.

Les deux robes ont été réalisées en double gaze. La première je ne sais plus d’où elle vient mais c’est la marque Rico design. La seconde c’est une double gaze lisse de la nouvelle collection Collection Singulière par Cousette. Cette double gaze écrue n’est absolument pas transparente malgré son coloris crème et est d’une douceur incroyable. D’ailleurs si les marchands de tissu voulaient bien lancer un production de double gaze lisse dans toutes les couleurs ce serait le bonheur ! J’adore la double gaze et je vous avoue que lisse plutôt que froissée c’est vraiment le top.

Et au final ?

Ce sont des robes tout confort et tout-terrain dans cette matière. Légères, amples, avec des poches, tout ce que j’aime. Le devant est plus court que le dos légèrement arrondi façon liquette pour pouvoir jouer au jokari sans crainte de dévoiler vos dessous. J’envisage de faire une 3e version en tencel pour quelque chose de plus fluide et peut-être du coup plus habillé.

Quant à la version chemise, elle est faite, mais il faudra patienter un peu avant de la découvrir sur le blog.

Encore un grand grand merci à mon amie Amélie pour sa patience et ses photos !

Impressions en duo

C’est avec un immense plaisir que je vous retrouve ici pour une jolie rencontre, une jolie couture en duo. Ses photos sont un ravissement, son œil capte un battement d’aile ou un regard sauvage comme nul autre, son talent pour les accords de couleur n’a d’égal que sa poésie.

C’est Christine, alias Métaphore Filée qui est mon invitée sur le blog et je pense que vous serez aussi charmés que moi par sa plume autant que par son projet couture.

Justement ce projet parlons-en. Un coupon commun, création de la talentueuse Poussière des rues, patron libre. Résultat, deux ambiances, entre terre et mer, entre soleil de printemps et ambiance feutrée. Bonne découverte.

Le projet de Christine

L’eau des impressionnistes et les tableaux oubliés. Nella, couture-poème.

Une cage d’escalier désuète, quelques cadres abandonnés… on perçoit furtivement sur l’un d’eux une scène en bord de lac : la peinture par touche retranscrit les bleu-vert de l’eau… il y a peut-être des rires, quelques éclaboussures, des bosquets en fleurs au bord de la composition…

Alors on se saisit d’un tissu. On le choisit sombre, presque bleu nuit profonde, mais parsemé de pétales, ou de feuilles colorées, parce que c’est bientôt l’été et qu’il faut conjurer la mélancolie de la cage d’escalier.

Ce tissu deviendra robe, la robe du tableau du bord de l’eau et une jupe lui répond. Correspondances des tissus, tissu comme trait d’union.

Le projet Nella est là

C’est au détour d’une story que ce projet de duo tissu est né. Je venais de recevoir mon coupon Nella de Poussière des rues et, petit rituel familier aux couturières, je filme quelques secondes de son arrivée sur le banc de l’entrée… On fera plus tard les présentations hein, petit coupon !

Perrine répond à cette présentation : elle a, elle aussi, commandé cette viscose pétillante et se demande s’il n’en naîtrait pas un projet commun. Et c’est lancé !

C’est l’occasion pour moi de tester la jupe Mint de Joli Lab, qui me paraît susceptible de faire virevolter les pétales colorés du tissu. Je commande, comme à mon habitude, le patron pochette (un penchant que j’attribue à mon goût pour l’objet-livre) et je reçois une jolie pochette agrémentée d’une étiquette écrue “Joli Lab”, détail qui fait toujours plaisir et qui permettra d’apporter la petite touche finale à mon projet. Il y a même le petit cœur noir à côté du nom de la marque.

Mint est une jupe midi taille haute, au tombé trapèze, qui s’associe bien à cette viscose Nella assez légère et fluide. Je choisis de coudre la version avec patte de boutonnage, créant une ouverture sur la jambe. Cette version est notamment l’occasion de me livrer à une activité hautement “satisfaisante”, pour emprunter un des termes chouchous de mes ados : les boutons recouverts. Je conseille d’ailleurs de thermocoller les petits cercles qui vont servir à fabriquer ces boutons, car cela en facilite grandement l’exécution !

Petite déception : ils ne se voient pas trop en fait, ils se fondent bien trop sur le motif ; ce n’était donc peut-être pas le meilleur choix. Je les remplacerai peut-être par des boutons ambre ou menthe. Tiens, Mint.

La réalisation de Mint est très accessible, même à une couturière débutante, mais il ne faut pas s’emmêler les pinceaux (j’avais parlé de peinture, hein, dans ma digression poético-lyrique en prélude) avec les multiples panneaux: il y en a six quand même, pour constituer cette jupe !

Au niveau des mensurations, la tâche se complique un peu car il me faut un 36/38 pour la taille et un 40 au niveau du bassin, ce qui oblige à quelques réajustements de lignes au niveau du patron. Mais je suis une fille avec un corps de la vraie vie !

Nella est une véritable midi, ni trop longue ni trop courte pour mon 1,65 m. Elle est assez flatteuse pour la silhouette, en soulignant la taille et en enveloppant les hanches dans un flou artistique bien appréciable (cf paragraphe précédent). Sa structure en six panneaux lui confère un tombé précis, stable et équilibré. Elle revêt aussi un je-ne-sais-quoi d’un peu rétro et désuet : c’est d’ailleurs, sans doute, ce qui a orienté l’atmosphère des photos ensuite, pour cette cousette.

Je remercie chaleureusement Perrine pour cette invitation autour d’un tissu, et sur ce blog, comme un thé partagé, un moment de plaisir autour d’une passion commune.

Ce fut agréable et léger, comme les pétales de Nella et la poussière qui caresse les tableaux oubliés.

Le projet de Perrine

Une envie de soleil, capricieux pourtant. Un besoin de légèreté, de nuances, de reflets… d’aventure un peu. Un retour aux choses simples, à un moment de complicité, à la satisfaction de découvrir un joli projet grandeur nature.

Cielo s’impose

Parce que ses photos sont belles, parce que nos passions nous rapprochent, parce qu’au détour d’une conversation on se dévoile un peu et que nos émotions du moment trouvent un écho, l’idée d’une couture en duo s’est naturellement imposée.

Le tissu je l’ai acheté sur un coup de tête… Sans trop savoir comment il serait transformé. Alors aller vers le plus simple est souvent une bonne idée dans ces cas là. Et Cielo s’est imposé. Il s’agit de mon patron lubie du moment, designed by Closet Core. Le top est merveilleux, j’en ai cousu 4… mais ça, je vous en reparle plus tard puisqu’ici c’est la robe qui nous concerne.

Une coupe droite, une encolure dégagée, un joli empiècement tout simple au dos pour la touche plaisir couture. Rien de plus rien de moins. Efficace. J’ai coupé ma taille habituelle, c’est une marque que j’ai déjà cousu et qui m’a toujours donné entière satisfaction. Rien à signaler de ce côté là.

Là ou j’ai fait une petite erreur c’est sur la longueur. Je me suis basée sur une robe droite que je porte beaucoup en automne hiver avec des bottes et des collants et clairement jambes nues… ce n’est pas la même. Si je suis amoureuse du motif, je trouve qu’il donne bonne mine avec ses petites touches d’ocre et de brique que j’aime tant, je serai malhonnête de vous affirmer que je porterai la robe ainsi.

Il est donc question très prochainement de recouper Cielo pour qu’il devienne la version top que j’aime tant et que sa chute devienne coussin ou pochette, tout ce qui me permettra de profiter encore de mon joli tissu sans en perdre une miette.

En attendant je vous laisse avec les jolies photos d’Amélie. Je laisse même en bonus la photo du boulet qui joue la star et se met de l’eau dans l’œil… mais c’est ça qui est drôle et qui fait se souvenir de ce bel après-midi avec Amélie et avec tendresse… Christine ce magnifique zeugma est pour toi ! Je suis ravie que nos mots et nos cousettes se soient croisés ici.

Ni tout à fait la même…

Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, voici ma seconde version de la robe Naïs. Pour découvrir, si ce n’est pas déjà fait, la première version et l’article qui l’accompagne c’est par ici.

Pour cette réalisation j’ai opté à nouveau pour un pied de col simple et des manches courtes. Le tissu est un crêpe de viscose couleur Tabacco acheté chez Cousette. Comme tous les crêpes de viscose il froisse un peu mais il est d’une douceur incroyable. Les petits boutons viennent de chez Atelier Brunette.

Je suis sincèrement conquise par ce patron. Le tissu étant plus fin les fronces sont un peu moins volumineuses mais je reste sous le charme de sa simplicité et de son efficacité.

Les photos sont d’Amélie, d’une patience et d’un enthousiasme à toute épreuve !

Comme un fou, comme un roi

Je t’aiiiiiiiiiime, je t’aimeuuuuuhhhhh, comme un fou, comme un roi, comme une star de cinéma… C’est cadeau ne me remerciez pas ! Mais je n’aurai pu trouver meilleure introduction pour ma nouvelle chouchoute. J’aime tout !!! La coupe, le tissu… Voilà l’article est fini vous savez tout… Bon allez ok je vais développer un peu va… et en 3 parties s’il vous plaît… Déformation professionnelle…

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Dialogue interne et sirop de menthe

Clairement parfois tout ne s’explique pas… Moi qui suis très attachée à la « garde-robe responsable », qui depuis quelques temps privilégie les tons neutres et les unis dans mes choix, qui vante le mérite du basique au quotidien… Et bien là je ne sais pas ce qui m’a pris… Exit rouille, noir, camel et blanc cassé, je me suis lâchée sur un vert bien lumineux, bien flashy… Retour sur ce joli craquage.

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L’envie d’avoir envie

Si je vous dis qu’au mois de février je passe souvent par une phase de vide, de panne d’inspiration, de baisse de motivation, vous voyez ce que je veux dire ? A l’enthousiasme pour les couleurs d’automne, le plaisir de remettre ses bottes, la frénésie des fêtes de fin d’année, succède le manque de lumière, la lassitude du gris et du froid…  Pourtant je vous assure que sur le papier les projets ne manquent pas… il me manque juste, comme disait feu Johnny, l’envie d’avoir envie…

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